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La Suisse, invitée du Sénat du Mexique pour lui présenter le RBI et l'initiative fédérale

BIEN-CH reçu par la Présidence du Sénat du Mexique

L'initiative suisse pour le RBI au Sénat de la République fédérale du Mexique, de gauche à droite : M. Mauricio de María y Campos (UNAM and Master in Arts of Developping Economy, Sussex University), M. Ralph Kundig (Président de BIEN-Suisse, coordinateur pour l'initiative RBI), Sénateur M. Luis Sánchez Jiménez (Vicepresident of the Steering Committee, Senate of the United States of Mexico), M. Gabriel Barta (Vice-président de BIEN-Suisse) et M. Ruben Islas Ramos, Technical Secretary to the vice-presidence of General Congress of the United Mexican States.

Si le concept de revenu de base inconditionnel (RBI) est encore novateur en Suisse, un nombre toujours croissant de démocraties l’étudie de près depuis quelques années. Au Mexique, l’idée du RBI est entrée dans le débat politique gouvernemental. Du 19 au 21 avril 2016, un « séminaire international sur le revenu universel et la répartition des richesses » a été organisé sous l’égide du Sénat de la République du Mexique et de la Commission Économique Pour l'Amérique Latine (CEPAL – l'une des cinq commissions régionales de l'Organisation des Nations Unies). [+]

Un projet pilote de revenu de base inconditionnel à Lausanne !

Panorama de Lausanne

« L’inévitable “Tout travail mérite salaire mais tout salaire mérite travail” a été prononcé. La question d’un laboratoire lausannois de test du RBI est tout de même parvenue à se frayer un chemin. L’idée: “étudier l’effet qu’un revenu de base aurait sur un échantillon de population qui reçoit déjà de l’argent de l’Etat”, a expliqué Léonore Porchet. Ce, dans le but de “voir quelles sont les conditions qui soutiennent ou au contraire découragent les efforts des personnes bénéficiant d’aides sociales dans leur recherche d’activité rémunérée”, a-t-elle poursuivi.

Le Conseil Communal Lausannois a accepté le postulat de feu notre ami et collègue militant le conseiller communal Laurent Rebeaud, vert vaudois. La Municipalité devra entrer en matière sur la mise sur pied d'un projet-pilote permettant de tester le revenu de base inconditionnel (RBI). Léonore Porchet, présidente des Verts lausannois a brillamment défendu ce postulat devant le conseil communal et est parvenue à faire entendre sa voix. L’expérimentation est prévue sur un échantillon de personnes qui reçoivent déjà des prestations sociales. Des expériences du même type sont prévues ailleurs dans le monde, comme en Hollande ou en Finlande.

RTS TV : le débat Infrarouge sur l'initiative RBI

Débat infrarouge

Lisa Mazzone, conseillère nationale Les Verts/GE ; Sergio Rossi, professeur de macroéconomie UniFR; Ralph Kundig, président de l’association BIEN-CH et coordinateur romand pour l'initiative ont défendu l'initiative face à Ivan Slatkine, président Fédération des entreprises romandes et ancien député PLR ; Raymond Clottu, conseiller national UDC/NE et enfin Stéphane Garelli, professeur IMD et Université de Lausanne. Nous ne sommes pas peu fier-ère-s de nos confrères et notre consœur pro RBI qui ont excellé à défendre les avantages du RBI et le oui à l’initiative fédérale, malgré le tir de barrage des trois représentants de la droite conservatrice…

Voir l'émission sur le site de la RTS [+]

Le revenu de base inconditionnel est une réponse logique à l’évolution de l’économie

Logo Le Temps

Ralph Kundig face

Ralph Kundig – Publié vendredi 5 février 2016 sur LeTemps.ch

Le revenu de base inconditionnel (RBI) pour tous, sur lequel les Suisses voteront le 5 juin prochain, est la réponse logique à une évolution qui découple toujours plus l’économie, et donc la protection sociale, de l’emploi, plaide Ralph Kundig. Il est le président de BIEN-Suisse, l’association qui milite pour l’introduction d’un RBI en Suisse

Big data, machine apprenante, digitalisation, open source, autant d’évolutions qui menacent le travail même très qualifié. Le chômage augmente, la facture sociale explose alors qu’il y a de moins en moins de travailleurs pour la payer et que la croissance économique est en berne. L’évolution en cours sonne le glas d’une économie et d’une protection sociale fondées sur l’emploi.

Aujourd’hui déjà, le salaire n’est plus corrélé à l’utilité réelle du travail. Seuls 40% de la population touche un revenu de son travail. Le reste exerce l’activité aussi nécessaire à la production de richesse, mais non payée, comme s’occuper des proches, se former, travailler bénévolement, développer la culture ou l’art. Au XXIe siècle, il est obsolète de considérer le travail payé comme seule source de revenu, d’intégration sociale et de valeur humaine.

[…] (PDF) [+]

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C’est arrivé en 2016 déjà ?

Le président de SwissICT, Thomas Flatt , en faveur du revenu de base inconditionnel (votation le 5 juin) :

Thomas Flatt
Thomas Flatt
président de swissICT, entrepreneur, expert-conseil et membre de conseils d’administration.

Désormais, nous sommes définitivement arrivés dans le monde réel. Nous faisons partie de l’establishment. Non seulement nos représentants se font soudain élire dans les parlements nationaux, mais nous étions aussi à Davos ou, plus exactement, ce que nous avons inventé et inventerons encore était le thème central à Davos 2016. Comme toujours, les mauvaises nouvelles se vendent mieux que les bonnes. C’est la raison pour laquelle l’annonce que ces prochaines années, cinq million d’emplois disparaîtront dans les pays industrialisés. Ces estimations sont en dessous de la réalité. Selon d’autres études, ce sont 50% des emplois qui passeront à la trappe au cours des prochaines 10 à 20 années.

Les TI créent pourtant aussi des places de travail, et même en grand nombre, répondent nos optimistes avec grande fierté. Cela ne fait aucun doute et ce sera certainement très facile pour les chauffeurs de taxi, travailleurs de l’industrie et autres collaborateurs de centres d’appel de se recycler en spécialistes de la robotique et développeurs de logiciels. Ce sera aussi bien plus facile que l’est aujourd’hui la recherche d’emploi pour un informaticien âgé de 50 ans. Mais ne nous laissons pas intimider par le pessimisme partisan de ceux qui considèrent les réalités d’hier comme éternelles. Nous avons survécu à l’invention de l’électricité, de la machine à vapeur, du chemin de fer, de l’automobile et à bien d’autres encore – des industries nouvelles sont apparues puis ont disparu, des emplois ont été créés, puis détruits et remplacés par de nouveaux. La même chose va se produire aujourd’hui – ou peut-être pas. En tout cas, les gagnants seront ceux qui anticipent aujourd’hui déjà ce qui sera la réalité dans cinq ou dix ans et orientent leur production et leurs services vers ce monde, ce monde futur. [+]

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